Pas si bête l’anti-spécisme

Pas si bête l’anti-spécisme

Si nous savons tous définir ce qu’est le racisme ou le sexisme, la notion de spécisme elle, est plus vague voire inconnue de beaucoup.

C’est quoi le Spécisme ?

Le terme spécisme, qui est construit autour du mot « espèce », apparaît pour la première fois en 1970 à Oxford dans une brochure écrite sous la plume du psychologue britannique Richard Ryder. En observant la manière dont étaient traités et considérés les animaux de laboratoire, il a remarqué que le arguments moraux appliqués à l’espèce humaine, à savoir l’absence de consentement et la douleur, n’étaient plus valables lors que les individus sont d’une autre espèce.

Par analogie avec le racisme, cette discrimination fondée sur l’espèce lui inspire alors le concept de spécisme. Cette manière de justifier les traitements douloureux infligés aux animaux dans les laboratoires d’expérimentation est qualifiée de spéciste par Ryder.  Il observe que l’argumentation spéciste est sans fondement rationnel: elle constitue l’expression d’une préférence émotionnelle, une tendance à favoriser d’autorité notre propre espèce, un privilège que l’humanité s’accorde à elle-même.

« La discrimination sur la base de la race, bien que tolérée presque universellement il y a deux siècles, est maintenant largement condamnée. De la même façon, il se pourrait qu’un jour les esprits éclairés rejettent le spécisme comme ils rejettent aujourd’hui le racisme. L’illogisme dans ces deux formes de préjugés est du même type. Si nous acceptons comme moralement inacceptable de faire souffrir délibérément des êtres humains innocents, alors il est logique de trouver inacceptable de faire souffrir délibérément des êtres innocents d’autres espèces. Le temps est venu d’agir selon cette logique ».

(Richard Ryder, Animals, mens and morals, 1971)

 

« Notre espèce est la plus forte ! »

Nombreux dans nos sociétés, sont ceux qui grandissent avec la croyance que nous sommes en haut de l’échelle alimentaire, que nous sommes l’espèce « élue », que notre espèce est supérieure aux autres.

« Non mais c’est sûr, on est supérieur aux autres espèces car on est l’espèce la plus intelligente ! Les humains, on est les plus forts ! »

 Mais si à « l’école de la vie », nous avions plusieurs matières à l’examen final qui détermineraient qui est l’espèce supérieure, il y aurait du monde qui partagerait la première place du podium.

Alors ok, Albert Einstein aurait sa médaille d’or dans la catégorie « intelligence globale », (bon pas sûr que tous les êtres humains aient la première place dans cette catégorie ! ), mais par exemple, dans la catégorie « espèce la plus rapide » le guépard nous battrait à plate couture.

A la première place de ce podium des espèces, on retrouverait aussi :

  • La méduse Turritopsis nutricula qui est biologiquement immortelle.
  • La « pieuvre mimétique », Thaumoctopus mimicus, qui fait encore mieux que le caméléon et change de forme ou de couleur, et imite les mouvements d’autres espèces.
  • Le bouquetin des Alpes qui peut marcher à la verticale et ainsi escalader ou dévaler des parois abruptes en défiant les lois de la gravité
  • La plupart des oiseaux avec leur super vision et qui ont la capacité fascinante de discerner des nuances invisibles pour nous.
  • Ambystoma mexicanum, est capable de se régénérer de façon incroyable. Cet urodèle, sorte d’amphibien de la famille des salamandres et des tritons, a le pouvoir de se reconstituer facilement : il peut, par exemple, retrouver un oeil ou des extrémités manquantes, et même certaines parties de son cerveau.
  • Dans la catégorie « l’espèce la plus forte » on retrouverait l’éléphant sur terre et la baleine bleue dans la mer.

Bon vous avez compris, comme on ne juge pas un poisson à sa capacité de voler, on ne peut pas déterminer la supériorité d’une espèce sur un seul critère.

Cette position en haut de la pyramide, sur laquelle nous avons pris place, a permis à notre espèce animale de considérer les autres animaux comme nos serviteurs, nos joujoux, nos choses et d’excuser toutes les souffrances que nous leur faisons subir.

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L’anti-spécisme

Tout comme le combat contre l’esclavagisme à l’époque de la traite des Noirs, cette lutte vise à libérer de la maltraitance et de toute exploitation tous les animaux en leur reconnaissant des droits fondamentaux, comparables à ceux déjà admis pour l’espèce humaine.

En considérant le principe de la non violence comme un principe fondamental du mouvement pour les droits des animaux, l’anti-spécisme veut accorder aux autres animaux, le droit fondamental de ne pas être traités par d’autres comme leur propriété, de ne pas souffrir, et de considérer leur sensibilité et leur envie de vivre.

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Gandhi disait : « On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux »

Les combats contre le racisme, le sexisme et pour la prise en compte de la douleur des nouveau-nés nous poussent à nous préoccuper du sort de tous les humains, aussi différents soient-ils.

Être contre le spécisme, c’est considérer qu’au regard de leur capacité à ressentir souffrance et plaisir, il n’y a pas de raison d’exclure les autres animaux du cercle de nos préoccupations morales.

 

Noémie Vega

 

 

 

Je me ferai bien un petit jeûne

Je me ferai bien un petit jeûne
Attention : Le jeûne n’est pas une technique anodine. Elle nécessite une préparation ainsi qu’un suivi global pendant toute la durée de celui-ci

Que ce soit dans les journaux, les magazines santé, beauté, mode, féminins ou masculins, le jeûne a le vent en poupe. Qu’il soit thérapeutique ou religieux, le jeûne est pratiqué par l’Homme depuis la nuit des temps. Quand certains tirent la sonnette d’alarme et crient au danger en mettant en avant d’éventuelles carences et une importante perte de poids avec effet yoyo, d’autres en font l’éloge en listant les nombreux bienfaits.

Alors le jeûne est il bon ou mauvais ?

Si en France une grande partie du corps médical ne croit guère aux effets thérapeutiques du jeûne, dans d’autres pays il est une pratique courante. Chez nos voisins allemands, le jeûne est indiqué par exemple dans le traitement de l’arthrite et du diabète de type 2 et pratiqué dans plusieurs cliniques et fait même l’objet de remboursements par des assurances. En Russie d’illustres scientifiques comme Ivan Pavlov (prix nobel de psychologie ou médecine en 1904) ou Viktor Pashutin avaient étudié les mécanismes du jeûne chez l’animal à la fin du XIXème siècle. Dans les années 50 le psychiatre Yuri Nicolaev est le premier à expérimenter le jeûne sur l’Homme en psychiatrie. Opposé au gavage forcé de certains patients, le médecin va laisser quelques-uns de ses malades ne pas s’alimenter le temps qu’ils le désirent. Nicolaev observe alors des rétablissements spectaculaires. Aujourd’hui, l’institut de psychiatrie de Moscou a recours au jeûne dans la prise en charge de diverses maladies, des troubles obsessionnels compulsifs à la dépression en passant par les troubles cardiovasculaires ou encore digestifs. Un peu plus loin au Japon, le jeûne est pratiqué dans le cadre de psychothérapies dans plusieurs hôpitaux.

Le jeûne, reconnu pour ses bienfaits thérapeutiques par de nombreux scientifiques et thérapeutes, est l’une des plus anciennes méthodes d’auto-guérison. Cette méthode est même utilisée dans la nature par les animaux quand ils sont malades ou blessés et permet d’assainir le corps et l’esprit et de se reconcentrer sur l’essentiel.

Qui peut jeûner ?

À part les enfants, les femmes enceintes, les personnes épuisées avec une vitalité dans les chaussettes ou avec des carences aigues en minéraux, les malades sous médication chimique lourde, tout le monde peut jeûner. Oui même toi qui te dis « ah non mais moi je suis incapable de jeûner. Je peux pas passer une journée sans manger. »

Par contre, prudence ! On ne fait pas un jeûne comme on va faire une séance d’abdo-fessier. Un jeûne ça se prépare et ça s’encadre.

Comment ça se passe ?

Tout d’abord, il faut savoir que l’organisme humain, avec un apport en eau adéquat, peut survivre en jeûnant entre 70 et 80 jours. Si vous pouvez jeûner sans risque chez vous pendant une journée, le jeûne thérapeutique, qui va durait une semaine (ou plus, pour les habitués de la pratique) demande une petite préparation et doit être accompagné. Il existe de nombreux centres de jeûne encadrés par des professionnels de santé qui seront parfait pour jeûner en toute sécurité.

 

Préparation : La semaine qui précède le jeûne, il est important de réduire peu à peu son alimentation. Manger moins permet de diminuer la fonction d’assimilation de l’organisme afin qu’il puisse se consacrer à l’élimination. Alors on oublie le burger et la tartiflette et on va commencer par éliminer ce qui est lent à digérer et qui surcharge le système digestif et la fonction d’élimination.

Le premier jour, on va supprimer les viandes et les poissons ainsi que l’alcool. Puis le jour suivant les œufs et les laitages et le troisième jour les féculents et enfin les céréales. Les jours qui restent on s’alimente que de fruits et de légumes crus et/ou cuits et le dernier jour, la veille de votre jeûne, ne prenez que des jus de fruits ou de légumes (Pas de nourriture solide). Les fumeurs devront ralentir voir mieux, stopper leur consommation de tabac.

En parallèle, il est important d’évacuer les matières (oui c’est aussi comme ça qu’on dit « caca ») de son intestin par une purge et des lavements doux.

La purge « expéditive »à base de chlorure de magnésium, sulfate de magnésium ou sel de nigari : on avale 1 sachet de 30 à 40 g dilué dans une bouteille d’eau d’un demi litre en 2 prises espacées de 30 min. Souvent, l’effet est quasi immédiat, il faut se rendre aux toilettes très rapidement.

Les lavements doux : ils consistent à injecter dans le côlon un litre à un litre et demi d’eau tiède à l’aide d’un bock à lavement et de sa petite canule.

On peut aussi boire des tisanes diurétiques (queue de cerise, menthe, verveine, busserole, prêle, frêne…).

Quand l’intestin est bien nettoyé et qu’on a fait notre « descente alimentaire », alors commence la seconde phase.

Aller direction le centre de jeûne.

Que se passe t’il dans mon corps quand je jeûne ?

Quand il est privé d’aliments pendant plusieurs jours, voire même plusieurs semaines, notre corps va faire face à ce manque de carburant en puisant dans les ressources dont il dispose. Il va passer par 3 phases :

  • Première phase : Dans les premières heures du jeûne, l’organisme va utiliser le glucose disponible directement dans le sang. Quand il n’y a plus de sucre disponible dans nos veines, le glucagon va être sécrété par le pancréas, pour mobiliser le glycogène (forme de réserve du glucose) qui est stocké dans le foie. Cette phase dure environ 12 à 24 heures selon les réserves accumulées et l’activité.

 

  • Deuxième phase : les ressources de glucose étant épuisées, l’organisme va alors mettre en route un mécanisme adaptatif : la néoglucogénèse. Il s’agit de la synthèse de glucose dans le foie, à partir des acides aminés issus de l’hydrolyse des protéines musculaires ou à partir des acides gras du tissu adipeux. Cette phase ne peut pas être maintenue longtemps car la fonte protéique serait trop rapide et incompatible avec une survie prolongée. L’évolution a donc sélectionné une autre stratégie pour prendre le relais de la néoglucogénèse. Après une période de deux à quatre jours, l’organisme va privilégier progressivement une voie métabolique qui se caractérise par une dégradation protéique infime permettant une survie prolongée. Pas bête la mouette !

 

  • Troisième phase : Elle commence entre le quatrième et le cinquième jour de jeûne et pourra durer plusieurs semaines. L’organisme va utiliser ses réserves de graisses stockées dans le tissu adipeux, et les transformer dans le foie en corps cétoniques; c’est la cétogénèse. Trois molécules vont être synthétisées: le β-hydroxybutyrate (en majorité), l’acétoacétate puis l’acétone (volatil il sera éliminé par les poumons si il est en excès, ce qui donne une vraie haleine de chacal !).

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Au cours de ces différentes phases mais surtout les premiers jours de jeûne, du fait que le corps fait son « grand nettoyage », certains symptômes peuvent apparaître quand les toxines sont délogées et circulent dans le sang avant d’être évacuées. Les symptômes les plus classiques sont : les nausées, les maux de tête, la langue pâteuse et la mauvaise haleine, les palpitations cardiaques… mais aussi les insomnies, les troubles de l’humeur, l’asthénie, la diarrhée, les douleurs aux rein et au foie, la frilosité, l’hypersensibilité … Qui a dit que le jeûne était une petite balade de santé version « colchiques dans les près » ? Mais rassurez-vous ces symptômes n’apparaissent ni tous en même temps ni chez tous le monde.

Les bienfaits du jeûne

Au début, difficile d’imaginer que l’on va prendre du plaisir à jeûner mais quand la période d’élimination est passée (généralement le 3ème ou 4ème jour), on commence a se sentir bien, à avoir une sensation de renouveau et un regain d’énergie vitale. En favorisant l’élimination de toutes les toxines de l’organisme, le jeûne se transforme en véritable détox.

Après deux ou trois jours de jeûne, la sensation de faim disparaît et nous entrons dans un état de contentement. Détaché du rythme classique « trois repas par jour » notre esprit se libère et l’on ressent de la sérénité. Il est important de rythmer les journées par des lectures, des activités manuelles ou des méditations, des randonnées afin d’occuper l’esprit.

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Repos du ventre : Bien souvent malmené par une alimentation déséquilibrée et/ou trop riche, le système digestif prend quelques vacances grâce au jeûne. Le foie et les parois de l’intestin se régénèrent, le pancréas et l’estomac sont mis au repos et la flore intestinale se rééquilibre.

Miroir mon beau miroir : Les excès se traduisent souvent sur la peau par un surplus de sébum avec l’apparition de boutons, de cernes et un teint terne. En jeûnant, la production de sébum est réduite, les impuretés disparaissent, la peau se régénère et devient plus lisse (par contre si le jeûne est trop long et si on ne boit pas assez, il peut creuser les rides). La régénérescence du corps profite aussi aux cheveux, qui se retrouvent fortifiés ainsi qu’aux dents qui gagnent en blancheur.

À votre bon cœur : Une étude réalisée par les chercheurs de l’Intermountain Medical Center (Utah, USA)  a démontré que le fait de jeûner réduit le taux de triglycérides, diminuant ainsi les risques de maladies cardiovasculaires. A l’instar des triglycérides, le cholestérol est réduit lors du jeûne, permettant ainsi de diminuer les problèmes d’hypertension artérielle.

Cool Raoul : Des scientifiques et des médecins russes, allemands et américains, ont montré que les personnes atteintes de dépression, qui pratiquent le jeûne retrouvent un esprit clair et positif à court terme, grâce aux changements hormonaux correspondants : hausse du cortisol le matin, de la dopamine dans la journée et de la sérotonine le soir, régulation de l’insuline et des hormones thyroïdiennes.

Un barrage au « crabe » ? : Une étude menée par le Dr Valter Longo publiée dans la revue Science Translational Medicine montre que de courtes périodes de jeûnes limitent la propagation de certains cancers chez la souris. Ainsi, associé à une chimiothérapie, il augmenterait l’efficacité du traitement en privant les cellules cancéreuses de leur substrat énergétique. Les cellules cancéreuses, qui sont des cellules anarchiques qui travaillent pour leur propre compte, sont affaiblis par le jeûne alors que les cellules saines, programmées par l’évolution pour la survie, sont elles renforcées. Ainsi, le jeûne permettrait donc aux cellules saines de mieux résister aux effets secondaires de la chimio.

La reprise alimentaire

Il est important de maîtriser la reprise alimentaire car si le lendemain du jeûne vous vous jetez sur le plateau de charcuterie / fromages et le verre de vin, vous allez en baver. La reprise doit toujours être progressive. Si le jeûne dure une semaine ou plus, la reprise doit s’étaler sur quatre ou cinq jours. L’estomac étant plus petit, l’envie de manger sera plus grande que vos capacités digestives. Si on mange trop, la reprise sera brutale et pourra entraîner des vomissements. Le plus important est de manger lentement et de bien mâcher chaque aliment. Les personnes qui gardent une mauvaise hygiène de vie entre les jeûnes verront les effets bénéfiques du jeûne disparaître très rapidement.

 

Attention : Le jeûne n’est pas une technique anodine. Elle nécessite une préparation ainsi qu’un suivi global pendant toute la durée de celui-ci

Où jeûner : 

Les centres « Jeûne et randonnée » https://www.ffjr.com

Les centres « Jeûne et bien-être » https://jeune-bienetre.fr

Les cliniques Buchinger https://www.buchinger-wilhelmi.com/fr

Quelques livres :

livre jeûne nouv.thé   livre l'art de jeûner   vertus jeûne

Documentaire Arte : 

Le jeûne, une nouvelle thérapie ?

https://rutube.ru/video/b3982ed3d645589c4f5e69a1033254ab/

Prenez votre santé en main 🙂

Noémie Vega

Ton enfant n’est pas un veau 

Ton enfant n’est pas un veau 

Comme le disait le  chansonnier et caricaturiste Léo Campion, « l’Enfant est le fruit qu’on fit ».  Un fruit que chaque parent a envie de chérir, protéger,  d’aider à  grandir en toute sérénité et santé.

Et cette bonne santé passe par  l’alimentation, le sommeil et l’environnement.

Un vieil adage français dit «  Qui fait l’enfant doit le nourrir  » et je rajouterai « bien le nourrir ».

Notre monde moderne nous fait vivre à 100 à  l’heure dans un univers de plus en plus pollué et aseptisé, bercé de stress et manipulé par de grands lobbyistes.

Dans la famille lobbies, je demande les producteurs de lait, et les gros distributeurs de l’agroalimentaire.

Le lait est partout, dans nos céréales le matin, les sauces, les gâteaux, les desserts, etc…

On nous apprend via les publicités, que les produits laitiers sont des sensations pures, qu’il faut en consommer 3 par jour pour que « paf paf paf le loup ! »

Que nenni !

Aucun autre animal ne continue à boire du lait après son sevrage et aucun ne se nourrit du lait d’un autre animal.

Dans son ouvrage, « L’alimentation ou la troisième médecine », le Dr Jean SEIGNALET, docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Montpellier, maître de conférences à la Faculté de médecine de Montpellier, démontre qu’on peut très bien se passer du lait si on consomme normalement des légumes, des fruits frais et secs, des céréales complètes ou germées, du poisson, des algues, du lait de riz, d’avoine, d’amandes.

Le lait de vache  contient du calcium pour son veau, mais ce calcium est peu assimilable pour l’homme nous explique aussi le Dr Nicolas Le BERRE, dans son livre « Le lait, une sacrée vacherie ? »

Pourquoi c’est pas bon pour nous ?

Le lactose (sucre du lait) et les graisses saturées présents dans le lait est difficilement digérer pour notre appareil digestif. La caséine (protéine du lait) présente dans le lait, se colle aux parois intestinales, obligeant le corps à produire des anticorps en très grand nombre et générant de ce fait des inflammations.

Le veau  possède dans son appareil digestif une grande quantité de  présures (coagulant extrait de la caillette, le quatrième estomac) qui lui permet de digérer et d’assimiler le lait de sa mère. Et jusqu’aux dernières nouvelles, n’étant pas des veaux, nous ne produisons pas ce coagulant.

Le lait de vache contient des hormones de croissance spécifiques aux bovins. Ces hormones vont permettre au bébé d’atteindre les 200 kg en six mois ! Les hormones jouent un rôle essentiel au sein de l’organisme, un rôle de messager. Ne pas bénéficier des justes informations véhiculées par les hormones nous prédispose à de nombreux troubles (endocriniens pour commencer).

 

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Alors, quand vous consommez des produits laitiers, votre système digestif doit produire une foule de lactases (enzyme issue de l’intestin) pour le digérer ; et si la lactase n’est pas suffisante, fermentations et début de putréfaction se produisent créant ainsi un véritable cloaque intestinal.

Aujourd’hui on constate aussi de plus en plus d’allergies et d’intolérances aux produits laitiers. Elles peuvent même se déclencher dès les premiers jours de la vie d’un nourrisson, entraînant diarrhées, vomissements, infections ORL.

Chez le grand enfant et chez l’adulte, ces troubles se manifestent par des pathologies comme des infections ORL à répétition chez l’enfant (bronchites, otites, rhinopharyngites), de l’asthme, de l’eczéma, des troubles digestifs, des rhumatismes, des cystites et grand nombre d’autres atteintes.

Alors certes il est vachement difficile pour  les  amoureux de fromages de résister au crémeux d’un Mont d’or fermier, à la puissance aromatique d’un camembert au lait cru ou à la ligne tachetée d’un Morbier,  il n’est donc pas question de renoncer totalement aux produits laitiers mais de les consommer avec parcimonie, de temps en temps et  de privilégier plutôt les fromages au lait de chèvre ou de brebis.

Quant au lait de vache, à moins que vous souhaitiez élever de jolis veaux, ou apprendre à meugler à votre petit dernier, bannissez le de l’alimentation de vos enfants car le seul lait qui  leur convienne est celui de leur mère.

Vous pouvez remplacer le jus de pie par du lait de riz, d’amandes, d’avoine, de noisettes, d’épeautre, etc…

À vous de résister à cette vacherie !

Sources : 

L'alimentation ou la troisième médecine

L’alimentation ou la troisième médecine – Dr Jean Seignalet

Le lait, une vrai vacherie ?

Le lait, une vrai vacherie ? – Dr Nicolas Le Berre
Lait-mensonges-et-propagande
Lait, mensonges et propagande – Thierry Souccar
Noémie Vega