L’hiver arrive ! Préparez-vous !

L’hiver arrive ! Préparez-vous !

Entre douceur et fraicheur, l’automne nous prépare gentiment à l’hiver. On commence à sortir les doudounes, les écharpes et les paquets de mouchoir.

Afin de ne pas se trimballer tout l’hiver la goutte au nez, voici quelques conseils pour bien se préparer à la saison froide.

  1. Consommez un maximum de fruits et légumes de saison et éviter de consommer trop de produits animaux pour ne pas fatiguer le système digestif.

 

  1. Mettez de l’ail dans vos assiettes, car il est antiseptique et purifie le sang. Consommé en quantité, cru ou cuit dans une alimentation variée, l’ail aide à prévenir plusieurs maladies comme les angines ou les rhino-pharyngites.

 

  1. Vous pouvez faire une cure ponctuelle d’oligoéléments (cuivre, or, argent, manganèse) car ils renforcent les défenses immunitaires. *

 

  1. Malgré cette envie saisissante de vous emmitoufler sous un plaid devant Netflix, n’oubliez pas que le sport nous rend plus fort. Faites 30 minutes d’exercices physiques quotidiens.

 

  1. Diffusez des huiles essentielles, comme l’eucalyptus par exemple, ou si vous n’avez pas de diffuseur, un coup de spray aux huiles essentielles pour assainir votre intérieur.

 

  1. En complément d’une alimentation équilibrée, renforcez votre système immunitaire en faisant par exemple une cure de gelée royale qui, riche en protéines, acides gras, oligo-éléments et surtout vitamines, va fortifier l’organisme et agir contre le stress et la fatigue. Ou alors une cure de ce bon vieil Elixir du Suédois, à la fois tonique et apaisant, stimulant et anti-stress, qui va faciliter l’adaptation de l’organisme au changement. Vous pouvez aussi protéger votre système digestif avec une petite cure à base d’Aloé vera bio. *

 

  1. Nettoyez vous correctement et régulièrement les narines, en utilisant de l’eau de mer salée ou du sérum physiologique disponible en pharmacie et parapharmacie.

 

  1. Humidifiez l’atmosphère de votre logement, soit avec un humidificateur ou en plaçant des petits récipients d’eau sur les radiateurs. Vous pouvez aussi ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles, par exemple de lavande, de la mandarine, du ravintsara, du cèdre ou de la citronnelle de Java.

 

* demandez conseil à votre naturopathe ou votre médecin

Prenez soin de vous 🙂

Noémie Vega

Naturopathe

Bouge ton boule !

Bouge ton boule !

On le sait, le sport est bon la santé, et comme les fruits et légumes, il doit faire partie de notre quotidien. Au terme sport, je préfère celui d’activité physique, car on peut faire une activité physique qui n’est pas du sport.

La différence ?

Le sport, c’est une activité physique qui se réalise de manière organisée avec un cadre, des règles et ayant pour but une performance (foot, volley, athlétisme, handball, etc.) L’activité physique correspond à « tout mouvement produit par les muscles squelettiques, responsables d’une augmentation de la dépense énergétique » (OMS). Donc pour résumer « Danse avec les stars », c’est du sport et toi qui bouge dans ton salon sur du Magic System de manière, je dirais spontanée, c’est de l’activité physique.

Alors toi qui est allergique à la compèt’, aux cours, aux profs, et qui déteste les vestiaires collectifs, pas de panique, tu n’es pas obligé d’aller à la salle de sport pour bouger.

Il existe pleins de manières de s’activer et d’éliminer quand on n’aime pas le sport :

On appelle des copains et on part faire une grande balade en forêt ; on joue à « chat perché » avec ses enfants ou ceux des voisins ; on met notre playlist « motivation » et on nettoie la casa en dansant ; on prend ses petites jambes au lieu du métro ou son vélo au lieu de l’auto pour aller au boulot ; on va passer l’après midi à faire des glissades et des ploufs dans un parc aquatique ; on va faire du jardinage avec mamie ; etc.

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Le plus important, c’est de ne pas céder à l’appel du canapé. C’est vrai qu’il est séduisant et qu’on a envie de s’y vautrer surtout quand dehors il fait frais. Aujourd’hui, on peut faire tellement de choses depuis notre sofa, comme les courses par exemple, qu’on a parfois du mal à décoller, se laissant ainsi happer par la sédentarité.

La sédentarité ou le syndrome Homer Simpson

La sédentarité, c’est l’état dans lequel les mouvements sont réduits au minimum et la dépense énergétique est proche de celle de repos. Elle s’oppose donc à l’activité physique, qui est définie, par tout mouvement produit par nos muscles, responsable d’une augmentation de la dépense énergétique. La sédentarité est aujourd’hui le quatrième facteur de risque de mortalité dans le monde. On l’oublie parfois, mais l’être humain est fait pour le mouvement sinon on serait planté dans un pot en terre cuite et on nous arroserait une fois par semaine. Notre corps est fait de liquides (70%) et ces liquides doivent circuler. Si on ne bouge pas, nos liquides circulent mal et on devient comme cette eau croupie qui pue.

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Les recommandations actuelles de l’OMS préconisent la pratique d’une activité physique régulière de 30 min par jour, 5 fois par semaine. 

Allez bouge !

De nombreux bienfaits en découlent :

Un bon cœur 

L’un des principaux bienfaits est l’amélioration du fonctionnement du système cardio-vasculaire. La circulation sanguine, de part un effet de vaso-dilatation des vaisseaux sanguins est optimisée. Avec l’entraînement le cœur va battre plus lentement au repos et donc moins se fatiguer. La diminution des résistances lors de la circulation sanguine va également entrainer une baisse de tension artérielle.

À plein poumon

L’activité physique participe à l’augmentation de la capacité pulmonaire, ce qui permet notamment de lutter contre les problèmes d’asthme.

Un bon transit

Faire de l’exercice aide à la digestion et permet de lutter efficacement contre la constipation.

De bons os

Une pratique régulière de l’activité sportive entraine la mobilité des cartilages et prévient les diverses douleurs articulaires et les problèmes d’arthrose. Le fait d’activer l’organisme, on va stimuler l’action des cellules dans leur rôle de construction osseuse. Cette régénération va solidifier l’ossature et également prévenir l’ostéoporose.

Un esprit sain

Quand on fait de l’exercice, le bien être n’est pas que physique. De part la sécrétion d’hormones telle l’endorphine qui génère une véritable sensation de plaisir, parfois même d’euphorie, notre esprit est aussi en kiffe. Il arrive d’ailleurs souvent qu’à force de pratiquer on ne puisse plus se passer d’activité sportive. Ainsi, un peu comme l’effet d’une drogue, on éprouve le besoin de retrouver cet état de bien-être qui s’opère suite à l’effort physique.

L’activité physique ne fait pas vivre plus vieux, mais fait vivre plus jeune.

Alors plus d’excuses !

Noémie Vega

Pas si bête l’anti-spécisme

Pas si bête l’anti-spécisme

Si nous savons tous définir ce qu’est le racisme ou le sexisme, la notion de spécisme elle, est plus vague voire inconnue de beaucoup.

C’est quoi le Spécisme ?

Le terme spécisme, qui est construit autour du mot « espèce », apparaît pour la première fois en 1970 à Oxford dans une brochure écrite sous la plume du psychologue britannique Richard Ryder. En observant la manière dont étaient traités et considérés les animaux de laboratoire, il a remarqué que le arguments moraux appliqués à l’espèce humaine, à savoir l’absence de consentement et la douleur, n’étaient plus valables lors que les individus sont d’une autre espèce.

Par analogie avec le racisme, cette discrimination fondée sur l’espèce lui inspire alors le concept de spécisme. Cette manière de justifier les traitements douloureux infligés aux animaux dans les laboratoires d’expérimentation est qualifiée de spéciste par Ryder.  Il observe que l’argumentation spéciste est sans fondement rationnel: elle constitue l’expression d’une préférence émotionnelle, une tendance à favoriser d’autorité notre propre espèce, un privilège que l’humanité s’accorde à elle-même.

« La discrimination sur la base de la race, bien que tolérée presque universellement il y a deux siècles, est maintenant largement condamnée. De la même façon, il se pourrait qu’un jour les esprits éclairés rejettent le spécisme comme ils rejettent aujourd’hui le racisme. L’illogisme dans ces deux formes de préjugés est du même type. Si nous acceptons comme moralement inacceptable de faire souffrir délibérément des êtres humains innocents, alors il est logique de trouver inacceptable de faire souffrir délibérément des êtres innocents d’autres espèces. Le temps est venu d’agir selon cette logique ».

(Richard Ryder, Animals, mens and morals, 1971)

 

« Notre espèce est la plus forte ! »

Nombreux dans nos sociétés, sont ceux qui grandissent avec la croyance que nous sommes en haut de l’échelle alimentaire, que nous sommes l’espèce « élue », que notre espèce est supérieure aux autres.

« Non mais c’est sûr, on est supérieur aux autres espèces car on est l’espèce la plus intelligente ! Les humains, on est les plus forts ! »

 Mais si à « l’école de la vie », nous avions plusieurs matières à l’examen final qui détermineraient qui est l’espèce supérieure, il y aurait du monde qui partagerait la première place du podium.

Alors ok, Albert Einstein aurait sa médaille d’or dans la catégorie « intelligence globale », (bon pas sûr que tous les êtres humains aient la première place dans cette catégorie ! ), mais par exemple, dans la catégorie « espèce la plus rapide » le guépard nous battrait à plate couture.

A la première place de ce podium des espèces, on retrouverait aussi :

  • La méduse Turritopsis nutricula qui est biologiquement immortelle.
  • La « pieuvre mimétique », Thaumoctopus mimicus, qui fait encore mieux que le caméléon et change de forme ou de couleur, et imite les mouvements d’autres espèces.
  • Le bouquetin des Alpes qui peut marcher à la verticale et ainsi escalader ou dévaler des parois abruptes en défiant les lois de la gravité
  • La plupart des oiseaux avec leur super vision et qui ont la capacité fascinante de discerner des nuances invisibles pour nous.
  • Ambystoma mexicanum, est capable de se régénérer de façon incroyable. Cet urodèle, sorte d’amphibien de la famille des salamandres et des tritons, a le pouvoir de se reconstituer facilement : il peut, par exemple, retrouver un oeil ou des extrémités manquantes, et même certaines parties de son cerveau.
  • Dans la catégorie « l’espèce la plus forte » on retrouverait l’éléphant sur terre et la baleine bleue dans la mer.

Bon vous avez compris, comme on ne juge pas un poisson à sa capacité de voler, on ne peut pas déterminer la supériorité d’une espèce sur un seul critère.

Cette position en haut de la pyramide, sur laquelle nous avons pris place, a permis à notre espèce animale de considérer les autres animaux comme nos serviteurs, nos joujoux, nos choses et d’excuser toutes les souffrances que nous leur faisons subir.

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L’anti-spécisme

Tout comme le combat contre l’esclavagisme à l’époque de la traite des Noirs, cette lutte vise à libérer de la maltraitance et de toute exploitation tous les animaux en leur reconnaissant des droits fondamentaux, comparables à ceux déjà admis pour l’espèce humaine.

En considérant le principe de la non violence comme un principe fondamental du mouvement pour les droits des animaux, l’anti-spécisme veut accorder aux autres animaux, le droit fondamental de ne pas être traités par d’autres comme leur propriété, de ne pas souffrir, et de considérer leur sensibilité et leur envie de vivre.

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Gandhi disait : « On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux »

Les combats contre le racisme, le sexisme et pour la prise en compte de la douleur des nouveau-nés nous poussent à nous préoccuper du sort de tous les humains, aussi différents soient-ils.

Être contre le spécisme, c’est considérer qu’au regard de leur capacité à ressentir souffrance et plaisir, il n’y a pas de raison d’exclure les autres animaux du cercle de nos préoccupations morales.

 

Noémie Vega

 

 

 

Je me ferai bien un petit jeûne

Je me ferai bien un petit jeûne
Attention : Le jeûne n’est pas une technique anodine. Elle nécessite une préparation ainsi qu’un suivi global pendant toute la durée de celui-ci

Que ce soit dans les journaux, les magazines santé, beauté, mode, féminins ou masculins, le jeûne a le vent en poupe. Qu’il soit thérapeutique ou religieux, le jeûne est pratiqué par l’Homme depuis la nuit des temps. Quand certains tirent la sonnette d’alarme et crient au danger en mettant en avant d’éventuelles carences et une importante perte de poids avec effet yoyo, d’autres en font l’éloge en listant les nombreux bienfaits.

Alors le jeûne est il bon ou mauvais ?

Si en France une grande partie du corps médical ne croit guère aux effets thérapeutiques du jeûne, dans d’autres pays il est une pratique courante. Chez nos voisins allemands, le jeûne est indiqué par exemple dans le traitement de l’arthrite et du diabète de type 2 et pratiqué dans plusieurs cliniques et fait même l’objet de remboursements par des assurances. En Russie d’illustres scientifiques comme Ivan Pavlov (prix nobel de psychologie ou médecine en 1904) ou Viktor Pashutin avaient étudié les mécanismes du jeûne chez l’animal à la fin du XIXème siècle. Dans les années 50 le psychiatre Yuri Nicolaev est le premier à expérimenter le jeûne sur l’Homme en psychiatrie. Opposé au gavage forcé de certains patients, le médecin va laisser quelques-uns de ses malades ne pas s’alimenter le temps qu’ils le désirent. Nicolaev observe alors des rétablissements spectaculaires. Aujourd’hui, l’institut de psychiatrie de Moscou a recours au jeûne dans la prise en charge de diverses maladies, des troubles obsessionnels compulsifs à la dépression en passant par les troubles cardiovasculaires ou encore digestifs. Un peu plus loin au Japon, le jeûne est pratiqué dans le cadre de psychothérapies dans plusieurs hôpitaux.

Le jeûne, reconnu pour ses bienfaits thérapeutiques par de nombreux scientifiques et thérapeutes, est l’une des plus anciennes méthodes d’auto-guérison. Cette méthode est même utilisée dans la nature par les animaux quand ils sont malades ou blessés et permet d’assainir le corps et l’esprit et de se reconcentrer sur l’essentiel.

Qui peut jeûner ?

À part les enfants, les femmes enceintes, les personnes épuisées avec une vitalité dans les chaussettes ou avec des carences aigues en minéraux, les malades sous médication chimique lourde, tout le monde peut jeûner. Oui même toi qui te dis « ah non mais moi je suis incapable de jeûner. Je peux pas passer une journée sans manger. »

Par contre, prudence ! On ne fait pas un jeûne comme on va faire une séance d’abdo-fessier. Un jeûne ça se prépare et ça s’encadre.

Comment ça se passe ?

Tout d’abord, il faut savoir que l’organisme humain, avec un apport en eau adéquat, peut survivre en jeûnant entre 70 et 80 jours. Si vous pouvez jeûner sans risque chez vous pendant une journée, le jeûne thérapeutique, qui va durait une semaine (ou plus, pour les habitués de la pratique) demande une petite préparation et doit être accompagné. Il existe de nombreux centres de jeûne encadrés par des professionnels de santé qui seront parfait pour jeûner en toute sécurité.

 

Préparation : La semaine qui précède le jeûne, il est important de réduire peu à peu son alimentation. Manger moins permet de diminuer la fonction d’assimilation de l’organisme afin qu’il puisse se consacrer à l’élimination. Alors on oublie le burger et la tartiflette et on va commencer par éliminer ce qui est lent à digérer et qui surcharge le système digestif et la fonction d’élimination.

Le premier jour, on va supprimer les viandes et les poissons ainsi que l’alcool. Puis le jour suivant les œufs et les laitages et le troisième jour les féculents et enfin les céréales. Les jours qui restent on s’alimente que de fruits et de légumes crus et/ou cuits et le dernier jour, la veille de votre jeûne, ne prenez que des jus de fruits ou de légumes (Pas de nourriture solide). Les fumeurs devront ralentir voir mieux, stopper leur consommation de tabac.

En parallèle, il est important d’évacuer les matières (oui c’est aussi comme ça qu’on dit « caca ») de son intestin par une purge et des lavements doux.

La purge « expéditive »à base de chlorure de magnésium, sulfate de magnésium ou sel de nigari : on avale 1 sachet de 30 à 40 g dilué dans une bouteille d’eau d’un demi litre en 2 prises espacées de 30 min. Souvent, l’effet est quasi immédiat, il faut se rendre aux toilettes très rapidement.

Les lavements doux : ils consistent à injecter dans le côlon un litre à un litre et demi d’eau tiède à l’aide d’un bock à lavement et de sa petite canule.

On peut aussi boire des tisanes diurétiques (queue de cerise, menthe, verveine, busserole, prêle, frêne…).

Quand l’intestin est bien nettoyé et qu’on a fait notre « descente alimentaire », alors commence la seconde phase.

Aller direction le centre de jeûne.

Que se passe t’il dans mon corps quand je jeûne ?

Quand il est privé d’aliments pendant plusieurs jours, voire même plusieurs semaines, notre corps va faire face à ce manque de carburant en puisant dans les ressources dont il dispose. Il va passer par 3 phases :

  • Première phase : Dans les premières heures du jeûne, l’organisme va utiliser le glucose disponible directement dans le sang. Quand il n’y a plus de sucre disponible dans nos veines, le glucagon va être sécrété par le pancréas, pour mobiliser le glycogène (forme de réserve du glucose) qui est stocké dans le foie. Cette phase dure environ 12 à 24 heures selon les réserves accumulées et l’activité.

 

  • Deuxième phase : les ressources de glucose étant épuisées, l’organisme va alors mettre en route un mécanisme adaptatif : la néoglucogénèse. Il s’agit de la synthèse de glucose dans le foie, à partir des acides aminés issus de l’hydrolyse des protéines musculaires ou à partir des acides gras du tissu adipeux. Cette phase ne peut pas être maintenue longtemps car la fonte protéique serait trop rapide et incompatible avec une survie prolongée. L’évolution a donc sélectionné une autre stratégie pour prendre le relais de la néoglucogénèse. Après une période de deux à quatre jours, l’organisme va privilégier progressivement une voie métabolique qui se caractérise par une dégradation protéique infime permettant une survie prolongée. Pas bête la mouette !

 

  • Troisième phase : Elle commence entre le quatrième et le cinquième jour de jeûne et pourra durer plusieurs semaines. L’organisme va utiliser ses réserves de graisses stockées dans le tissu adipeux, et les transformer dans le foie en corps cétoniques; c’est la cétogénèse. Trois molécules vont être synthétisées: le β-hydroxybutyrate (en majorité), l’acétoacétate puis l’acétone (volatil il sera éliminé par les poumons si il est en excès, ce qui donne une vraie haleine de chacal !).

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Au cours de ces différentes phases mais surtout les premiers jours de jeûne, du fait que le corps fait son « grand nettoyage », certains symptômes peuvent apparaître quand les toxines sont délogées et circulent dans le sang avant d’être évacuées. Les symptômes les plus classiques sont : les nausées, les maux de tête, la langue pâteuse et la mauvaise haleine, les palpitations cardiaques… mais aussi les insomnies, les troubles de l’humeur, l’asthénie, la diarrhée, les douleurs aux rein et au foie, la frilosité, l’hypersensibilité … Qui a dit que le jeûne était une petite balade de santé version « colchiques dans les près » ? Mais rassurez-vous ces symptômes n’apparaissent ni tous en même temps ni chez tous le monde.

Les bienfaits du jeûne

Au début, difficile d’imaginer que l’on va prendre du plaisir à jeûner mais quand la période d’élimination est passée (généralement le 3ème ou 4ème jour), on commence a se sentir bien, à avoir une sensation de renouveau et un regain d’énergie vitale. En favorisant l’élimination de toutes les toxines de l’organisme, le jeûne se transforme en véritable détox.

Après deux ou trois jours de jeûne, la sensation de faim disparaît et nous entrons dans un état de contentement. Détaché du rythme classique « trois repas par jour » notre esprit se libère et l’on ressent de la sérénité. Il est important de rythmer les journées par des lectures, des activités manuelles ou des méditations, des randonnées afin d’occuper l’esprit.

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Repos du ventre : Bien souvent malmené par une alimentation déséquilibrée et/ou trop riche, le système digestif prend quelques vacances grâce au jeûne. Le foie et les parois de l’intestin se régénèrent, le pancréas et l’estomac sont mis au repos et la flore intestinale se rééquilibre.

Miroir mon beau miroir : Les excès se traduisent souvent sur la peau par un surplus de sébum avec l’apparition de boutons, de cernes et un teint terne. En jeûnant, la production de sébum est réduite, les impuretés disparaissent, la peau se régénère et devient plus lisse (par contre si le jeûne est trop long et si on ne boit pas assez, il peut creuser les rides). La régénérescence du corps profite aussi aux cheveux, qui se retrouvent fortifiés ainsi qu’aux dents qui gagnent en blancheur.

À votre bon cœur : Une étude réalisée par les chercheurs de l’Intermountain Medical Center (Utah, USA)  a démontré que le fait de jeûner réduit le taux de triglycérides, diminuant ainsi les risques de maladies cardiovasculaires. A l’instar des triglycérides, le cholestérol est réduit lors du jeûne, permettant ainsi de diminuer les problèmes d’hypertension artérielle.

Cool Raoul : Des scientifiques et des médecins russes, allemands et américains, ont montré que les personnes atteintes de dépression, qui pratiquent le jeûne retrouvent un esprit clair et positif à court terme, grâce aux changements hormonaux correspondants : hausse du cortisol le matin, de la dopamine dans la journée et de la sérotonine le soir, régulation de l’insuline et des hormones thyroïdiennes.

Un barrage au « crabe » ? : Une étude menée par le Dr Valter Longo publiée dans la revue Science Translational Medicine montre que de courtes périodes de jeûnes limitent la propagation de certains cancers chez la souris. Ainsi, associé à une chimiothérapie, il augmenterait l’efficacité du traitement en privant les cellules cancéreuses de leur substrat énergétique. Les cellules cancéreuses, qui sont des cellules anarchiques qui travaillent pour leur propre compte, sont affaiblis par le jeûne alors que les cellules saines, programmées par l’évolution pour la survie, sont elles renforcées. Ainsi, le jeûne permettrait donc aux cellules saines de mieux résister aux effets secondaires de la chimio.

La reprise alimentaire

Il est important de maîtriser la reprise alimentaire car si le lendemain du jeûne vous vous jetez sur le plateau de charcuterie / fromages et le verre de vin, vous allez en baver. La reprise doit toujours être progressive. Si le jeûne dure une semaine ou plus, la reprise doit s’étaler sur quatre ou cinq jours. L’estomac étant plus petit, l’envie de manger sera plus grande que vos capacités digestives. Si on mange trop, la reprise sera brutale et pourra entraîner des vomissements. Le plus important est de manger lentement et de bien mâcher chaque aliment. Les personnes qui gardent une mauvaise hygiène de vie entre les jeûnes verront les effets bénéfiques du jeûne disparaître très rapidement.

 

Attention : Le jeûne n’est pas une technique anodine. Elle nécessite une préparation ainsi qu’un suivi global pendant toute la durée de celui-ci

Où jeûner : 

Les centres « Jeûne et randonnée » https://www.ffjr.com

Les centres « Jeûne et bien-être » https://jeune-bienetre.fr

Les cliniques Buchinger https://www.buchinger-wilhelmi.com/fr

Quelques livres :

livre jeûne nouv.thé   livre l'art de jeûner   vertus jeûne

Documentaire Arte : 

Le jeûne, une nouvelle thérapie ?

https://rutube.ru/video/b3982ed3d645589c4f5e69a1033254ab/

Prenez votre santé en main 🙂

Noémie Vega

Ton enfant n’est pas un veau 

Ton enfant n’est pas un veau 

Comme le disait le  chansonnier et caricaturiste Léo Campion, « l’Enfant est le fruit qu’on fit ».  Un fruit que chaque parent a envie de chérir, protéger,  d’aider à  grandir en toute sérénité et santé.

Et cette bonne santé passe par  l’alimentation, le sommeil et l’environnement.

Un vieil adage français dit «  Qui fait l’enfant doit le nourrir  » et je rajouterai « bien le nourrir ».

Notre monde moderne nous fait vivre à 100 à  l’heure dans un univers de plus en plus pollué et aseptisé, bercé de stress et manipulé par de grands lobbyistes.

Dans la famille lobbies, je demande les producteurs de lait, et les gros distributeurs de l’agroalimentaire.

Le lait est partout, dans nos céréales le matin, les sauces, les gâteaux, les desserts, etc…

On nous apprend via les publicités, que les produits laitiers sont des sensations pures, qu’il faut en consommer 3 par jour pour que « paf paf paf le loup ! »

Que nenni !

Aucun autre animal ne continue à boire du lait après son sevrage et aucun ne se nourrit du lait d’un autre animal.

Dans son ouvrage, « L’alimentation ou la troisième médecine », le Dr Jean SEIGNALET, docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Montpellier, maître de conférences à la Faculté de médecine de Montpellier, démontre qu’on peut très bien se passer du lait si on consomme normalement des légumes, des fruits frais et secs, des céréales complètes ou germées, du poisson, des algues, du lait de riz, d’avoine, d’amandes.

Le lait de vache  contient du calcium pour son veau, mais ce calcium est peu assimilable pour l’homme nous explique aussi le Dr Nicolas Le BERRE, dans son livre « Le lait, une sacrée vacherie ? »

Pourquoi c’est pas bon pour nous ?

Le lactose (sucre du lait) et les graisses saturées présents dans le lait est difficilement digérer pour notre appareil digestif. La caséine (protéine du lait) présente dans le lait, se colle aux parois intestinales, obligeant le corps à produire des anticorps en très grand nombre et générant de ce fait des inflammations.

Le veau  possède dans son appareil digestif une grande quantité de  présures (coagulant extrait de la caillette, le quatrième estomac) qui lui permet de digérer et d’assimiler le lait de sa mère. Et jusqu’aux dernières nouvelles, n’étant pas des veaux, nous ne produisons pas ce coagulant.

Le lait de vache contient des hormones de croissance spécifiques aux bovins. Ces hormones vont permettre au bébé d’atteindre les 200 kg en six mois ! Les hormones jouent un rôle essentiel au sein de l’organisme, un rôle de messager. Ne pas bénéficier des justes informations véhiculées par les hormones nous prédispose à de nombreux troubles (endocriniens pour commencer).

 

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Alors, quand vous consommez des produits laitiers, votre système digestif doit produire une foule de lactases (enzyme issue de l’intestin) pour le digérer ; et si la lactase n’est pas suffisante, fermentations et début de putréfaction se produisent créant ainsi un véritable cloaque intestinal.

Aujourd’hui on constate aussi de plus en plus d’allergies et d’intolérances aux produits laitiers. Elles peuvent même se déclencher dès les premiers jours de la vie d’un nourrisson, entraînant diarrhées, vomissements, infections ORL.

Chez le grand enfant et chez l’adulte, ces troubles se manifestent par des pathologies comme des infections ORL à répétition chez l’enfant (bronchites, otites, rhinopharyngites), de l’asthme, de l’eczéma, des troubles digestifs, des rhumatismes, des cystites et grand nombre d’autres atteintes.

Alors certes il est vachement difficile pour  les  amoureux de fromages de résister au crémeux d’un Mont d’or fermier, à la puissance aromatique d’un camembert au lait cru ou à la ligne tachetée d’un Morbier,  il n’est donc pas question de renoncer totalement aux produits laitiers mais de les consommer avec parcimonie, de temps en temps et  de privilégier plutôt les fromages au lait de chèvre ou de brebis.

Quant au lait de vache, à moins que vous souhaitiez élever de jolis veaux, ou apprendre à meugler à votre petit dernier, bannissez le de l’alimentation de vos enfants car le seul lait qui  leur convienne est celui de leur mère.

Vous pouvez remplacer le jus de pie par du lait de riz, d’amandes, d’avoine, de noisettes, d’épeautre, etc…

À vous de résister à cette vacherie !

Sources : 

L'alimentation ou la troisième médecine

L’alimentation ou la troisième médecine – Dr Jean Seignalet

Le lait, une vrai vacherie ?

Le lait, une vrai vacherie ? – Dr Nicolas Le Berre
Lait-mensonges-et-propagande
Lait, mensonges et propagande – Thierry Souccar
Noémie Vega

Il était un foie… 

Il était un foie… 

Dans la partie droite de votre abdomen, en dessous de vos côtes et sous le diaphragme se trouve le plus gros de vos organes : le foie.

Foie

Travailleur acharné qui cumule plus de 300 fonctions, il est la centrale de chauffage ultra sophistiquée de l’organisme, l’usine à gaz du corps.

Le foie est de tous les organes celui qui a le plus fort débit sanguin. Le sang, qui est le moyen de transport de notre monde intérieur, ramène les nutriments, les déchets et toxines dans le foie et récupère les molécules qu’il synthétise.

Détoxification 

Votre organe hépatique est un « détoxificateur », le centre antipoison de votre organisme, capable de capter les substances toxiques qui circulent dans le sang pour les convertir en substances inoffensives. Par exemple, c’est lui qui est en charge d’éliminer l’alcool de vos soirées arrosées.

Synthèse 

Il est aussi un grand synthétiseur (non pas comme celui de Jean Michel Jarre) et intervient dans le métabolisme des glucides, des lipides comme le cholestérol et les triglycérides, et de certaines protéines comme l’albumine. Les lipides parvenant au foie sont transformés en triglycérides et stockés dans les cellules hépatiques. En réponse aux besoins énergétiques du corps, ces triglycérides peuvent être ensuite divisés en acides gras et utilisés.

Pareil pour les glucides qu’il transforme en glycogène et qu’il stocke au sein de ses propres cellules, les hépatocytes. En fonction des besoins de l’organisme, le foie retransforme ensuite ce glycogène en glucose, et le libère dans la circulation sanguine en cas de baisse de la glycémie (glucose dans le sang). Grâce à cela, vos niveaux énergétiques peuvent être rétablis.

Stockage

En plus du glycogène et des triglycérides, le foie est capable de stocker les vitamines liposolubles A, D, E et K (il joue d’ailleurs un rôle essentiel dans la synthétisation de la vitamine/hormone D). Comme ses copains la rate, la moelle osseuse et les muscles squelettiques, il nous sert aussi de réserve de fer, qu’il stocke sous forme de ferritine.

Digestion

Un autre rôle important du foie est la sécrétion de la bile, qu’il stocke dans une petite poche appelée vésicule biliaire. Quand vous mangez, celle-ci libère la bile vers le duodénum (partie haute de l’intestin) afin d’aider à la digestion des lipides.

Comme vous pouvez l’imaginer, votre foie est extrêmement élaboré et complexe. Étant responsable de plusieurs fonctions vitales de vote corps, le garder sain et en état de marche est essentiel pour préserver votre capital santé. Un foie léthargique qui ne fonctionne pas correctement conduit à une accumulation des toxines, ce qui compromet votre état de santé général et favorise l’apparition de troubles fonctionnels de votre organisme.

 

Voici quelques signes qui vous indiquent que votre foie galère et souffre* :

  • Fatigue chronique
  • Apathie
  • Acné et autres problèmes cutanés
  • Anxiété, colère, et dépression
  • Mauvaise digestion
  • Maux de tête
  • Ballonnements, flatulences, constipation, douleurs abdominales, diarrhée
  • Troubles hormonaux
  • Prise de poids
  • Peau, langue, et/ou yeux jaunâtres
  • Douleurs articulaires et musculaires chroniques (dues à la mauvaise distribution du fer dans le corps)
  • Douleurs dans la partie supérieure droite de l’abdomen
  • Nausées
  • Hémorroïdes

 

Voici quelques astuces pour améliorer le fonctionnement et l’état de santé de votre foie :

  • Boire beaucoup d’eau
  • Remplacer les aliments transformés et raffinés par des aliments organiques, qui ne contiennent pas de substances toxiques
  • Adopter un régime alimentaire équilibré et riche en aliments complets, en protéines végétales, céréales, aliments fermentés, matières grasses saines, noix et graines
  • Augmenter votre apport en acides gras mono-insaturés comme les omégas 9, 6 et 3, qui ont un effet bénéfique sur le taux de cholestérol.
  • Éliminer les sucres raffinés
  • Favoriser la consommation de fibres
  • Limiter votre consommation d’aliments sucrés
  • Arrêter votre consommation d’alcool
  • Consommez des fruits et des légumes quotidiennement
  • Évitez les aliments froids et congelés
  • Diminuez la consommation de protéines animales
  • Évitez les boissons sucrées et les boissons gazeuses.
  • Consommez des antioxydants : citrons, canneberges, tomates…
  • Faites attention aux médicaments, les pires ennemis du foie !

 

Il existe de nombreuse plantes qui pourront soutenir votre foie (en infusions ou en compléments alimentaires) comme :

  • Le chardon-Marie
  • Le desmodium
  • L’artichaut
  • Le radis noir
  • Le curcuma
  • Le romarin
  • Le boldo

(Demandez conseils à votre naturopathe)

plantes foie

N’oubliez pas. Votre santé passe par celle de votre foie.

« Un bon foie » pour toute, prenez soin de vous.

 

* Si vous souffrez de ces troubles et symptômes prenez RDV avec votre naturopathe et/ou votre médecin. Ne laissez pas trainer.

 

Noémie Vega

Procrastination quand tu nous tiens.

Procrastination quand tu nous tiens.

Quand on pense à procrastination, on a vite en tête l’image de cet ado entrain de zapper ses devoirs pour faire une partie de console. Même si l’art de l’atermoiement toucherait 20 % de la population, nous avons tous un jour ou l’autre procrastiner et laisser traîner un courrier sur son bureau, attendu des semaines voir des mois pour prendre rdv chez le dentiste ou l’ophtalmo, rédiger à la dernière minute la dissertation qu’on nous a demandé de faire il y a deux semaines,…etc.

On-s-amuse-bien-au-bureau

Paresseux, le procrastinateur ? Loin de là ! Capable au contraire de construire une cabane géniale avec des brics et des brocs trouvés dans la cave qu’il avait prévu de ranger. Capable, de faire un super montage photos sur son ordinateur qu’il avait allumé à la base pour écrire son mémoire, ou de faire un grand ménage parce qu’en allant chercher le livre qu’il doit impérativement lire, il a vu de la poussière sur l’étagère.

Il ne faut donc pas confondre procrastination et paresse. La procrastination n’est pas un terme complaisant pour désigner ce qui serait simplement de l’ordre de la paresse. Il y a dans la procrastination quelque chose de beaucoup plus mystérieux, voire d’extravagant et d’impulsif. Si la paresse est une propension à ne rien faire, une répugnance au travail ou à l’effort, la procrastination elle, est la tendance à remettre au lendemain. Le procrastinateur va privilégier le plaisir immédiat et préfèrera donc aller faire une partie de pétanque ou de foot avec des potes plutôt que de répondre au mail de son boss.

Mais alors d’où vient la procrastination ?

Certains psychologues et scientifiques se sont penchés sur ce problème.

Pour Joseph Ferrari, professeur de psychologie à l’Université DePaulcité par l’Observer de l’Association for Psychological Science, la procrastination se résume en deux points : « nous remettons à plus tard nos actions car nous ne nous sentons pas d’humeur à les réaliser tout de suite mais surtout, dans un deuxième temps, nous pensons que nous serons d’humeur à les accomplir dans un futur proche. Le problème est qu’on entre alors dans un cercle vicieux de la procrastination ». Et finalement, on ne fait rien ou du moins pas ce qui était prévu.

La procrastination peut être considérée comme une sorte d’attentisme, une volonté inconsciente d’auto-sabotage. Elle pourrait être nourri de peurs inconscientes :

  • peur de la difficulté : on ne sait pas par où commencer
  • peur de l’échec : on préfère ne rien faire que de mal faire
  • peur de la solitude : on fini par se faire accompagner, aider
  • peur de perdre son indépendance : personne n’aime être obligé de faire quoique ce soit

Pour John Perry, philosophe américain, professeur émérite à  Stanford University et auteur de « La procrastination, l’art de reporter au lendemain », procrastiner c’est privilégier le plaisir immédiat, en reportant consciemment l’action ou le devoir. Ce comportement cache pour lui quelque chose de plus profond. C’est l’excès de perfectionnisme qui tétanise le génie, ligoté par ses irrecevables exigences. Le procrastinateur sait bien qu’au fond de lui sommeille une véritable machine de guerre, qui ne demande qu’à  être réveillée. D’après John Perry, il lui suffit, pour dégripper la machine, d’appliquer le principe de la procrastination structurée, c’est-à -dire d’avoir le courage de se mentir à  lui-même tout en s’offrant des occasions de s’auto congratuler.

D’autres pistes explorées

Des chercheurs de l’université du Colorado-Boulder ont quand à eux voulu comprendre cette habitude que nous avons de toujours tout repousser à plus tard. L’étude est publiée dans la revue Psychological Science.

Gustavson, l’auteur principal de l’étude, explique : « nous voulions explorer les raisons pour lesquelles certaines personnes procrastinent plus que d’autres, et pourquoi elles semblent avoir plus tendance à agir de façon spontanée et irréfléchie. »

Derrière cette question de procrastination se cacherait donc une question d’impulsivité et tout ça serait de la faute à l’évolution.

Dans nos gènes

Aujourd’hui plus besoin de sortir chasser, d’être à l’affût de la moindre proie qui passe, de la moindre branche d’arbre et encore moins de se protéger des prédateurs mais nos ancêtres eux se devaient d’être réactifs pour assurer leur survie, trouver de quoi manger sans remettre les choses à plus tard. Le problème, selon les chercheurs, c’est que notre environnement a évolué plus vite que nous. Si nous n’avons plus l’impulsivité et l’instinct du chasseur / cueilleur, nous en avons toujours les traits. C’est pour ça qu’on ne va plus courir à droite à gauche à la recherche de notre pitance, mais qu’on va plutôt aller regarder notre boîte mail de façon répétitive.

Alors stop la culpabilité ! Ce ne serait donc pas votre faute mais celle de…. l’évolution. Derrière la procrastination se cacherait donc une manière d’agir spontanée.

Dans notre monde moderne, on s’intéresse à des projets à long terme, desquels on peut facilement se détacher et que l’on peut aisément repousser. Les chercheurs suggèrent alors que le fait de toujours tout remettre au lendemain serait la conséquence de la prise de décisions irréfléchies.

« En apprendre plus sur les fondements de la procrastination pourrait nous aider à intervenir pour les prévenir, et à dépasser notre fâcheuse tendance à être distrait et à perdre de vue notre travail ».

Le site Motherboard souligne que les gènes ne sont responsables que pour une petite partie de notre comportement, et qu’une étude qui s’appuie sur une auto-évaluation de nos actions et manières de penser n’est hélas pas encore une excuse suffisante pour se complaire dans la procrastination.

Demain j’arrête de procrastiner !

jdr-boulot

Il n’existe malheureusement pas de solutions ni de remèdes miracles mais des petites astuces pour t’aider à vaincre la procrastination.

  1. Commence par les taches les plus ennuyeuses et garde le meilleur pour la fin
  2. Fais une liste de tout ce que tu dois faire, dans l’ordre de priorité
  3. Accorde toi des temps de repos pour ne pas te décourager et tout lâcher
  4. Promets à quelqu’un (ou à toi même) de finir ce que tu as à faire
  5. Si la tache est importante et conséquente, divise la en petites parties
  6. Rends ton travail plus ludique en y mettant à la clef une récompense

Certains élixir floraux peuvent aussi t’aider * comme :

Charme (Hornbeam) : C’est un élixir qui agit comme une sorte de « starter » pour entreprendre une nouvelle activité ou se mettre en action.

Clématite (Clematis) : C’est la fleur qui incite à être plus présent et plus attentif.

Scleranthus : Il aide à prendre des décisions et permet donc de voir les choses plus clairement.

Folle Avoine (Wild Oat) : Cette fleur aide à se fixer des priorités et à les respecter

 

Aller, si t’es entrain de lire cet article au lieu de travailler, retourne au boulot 😉

*Liste non exhaustiveDemande conseil à ton naturopathe ou ton thérapeute.

Noémie Vega

Je fais pipi sous la douche :)

Je fais pipi sous la douche :)

On a déjà tous fait pipi sous notre douche.

Ah non ? Pas vous ?

Sujet parfois délicat à aborder en plein repas de famille, alors parlons en ici.

Tout le monde le sait, l’urine est l’un des liquides biologiques que nous produisons.
Elle est sécrétée par les reins qui filtrent le sang puis qui récupèrent des molécules de la « première » urine pour devenir l’urine « définitive » .
L’urine d’une personne en bonne santé sera limpide et d’une belle couleur jaune ambrée.
Elle se clarifie selon son hydratation et est inodore.
Mais selon ce qu’on a mangé ou bu elle change de couleur, d’aspect et d’odeur.
Celui ou celle qui s’est fait une grosse assiette d’asperges, de betteraves ou aura fait un gros apéro, saura de suite de quoi on parle.
Notre pipi  permet d’indiquer si nous sommes ou pas en bonne santé car il peut être le témoin de certaines maladies.
Même si ca parait peu ragoûtant pour certains, n’hésitez pas à  faire pipi sous la douche !
Voici 5 bonnes raisons :

C’est plus hygiénique

Quand on fait pipi, il arrive qu’au moment de s’essuyer, nous ramenions les bactéries qu’il y a sur le papier toilette directement vers notre sexe, (surtout si on ne s’essuit pas dans le bon sens) donc les femmes qui urinent sous la douche peuvent éviter certaines infections urinaires car cela aide à l’élimination des bactéries nocives pour nos organes génitaux.

En plus de ça, le sexe sera plus propre après la douche.

C’est bon pour les problèmes de peau 

Il est bien connu que faire pipi sur une piqûre de méduse soulage grâce à  l’action désinfectante de l’urine.

C’est également le cas pour les problèmes de peau tels que l’eczéma, les charmantes mycoses qui envahissent les ongles des pieds ou les éruptions cutanées.

Grâce à sa composante d’urée, l’urine a un actif hydratant.

Ce composant est souvent synthétisé pour être utilisé dans les produits cosmétiques (Et ouais ! ).

Bon ok, selon où est placé l’eczéma c’est pas évidant !

C’est plus économique et ça fait du bien a la planète

Ah bon ?!?

Selon l’agence pour la Protection Environnementale américaine,  faire pipi sous la douche permet d’économiser 27% du débit d’eau.

Uriner dans les toilettes et tirer la chasse, consomme une énorme quantité d’eau sachant qu’un adulte se rend environ 7 fois au « pipi room » par jour soit 42 litres d’eau évacués par personne.

Ce sera toujours une chasse en moins de tirer !

Bon faut pas non plus aller sous la douche chaque fois que vous avez besoin de faire une petite coulette, parce que sinon… vous voyez quoi.

 Vous utiliserez aussi moins de papier toilette.

C’est ludique 

Ah bon, t’es sûre ?

Ok peut être pas pour tous, mais vous pourrez admirer sans filtre la robe de votre pipi, avec ses reflets ambrés ou dorés  et en apprécier les différentes notes et parfums. 

Et pour les garçons, ça donnera un petit côté fête foraine, en visant entre les orteils.  😬

 

Alors n’hésitez plus, faites pipi sous la douche.

 

Noémie Vega

Enfance consumée au rayon jouets

Enfance consumée au rayon jouets

Je suis née en 1978, je fais partie de ce que certains appellent «  la génération X ».

J’ai voyagé dans le dernier wagon de cette génération, le « cul entre deux chaises ».

J’ai connu les débuts de canal + et d’M6, récré A2 et le club Dorothée, les premières consoles de jeux, et les téléphones portables de 9kg.

Quand je voulais jouer avec mes copains, j’allais sonner chez eux, j’appelais sur le fixe de la maison de Delphine et demandais à sa mère si ma copine pouvait venir dormir à la maison.

Au début de chaque été, je tachais mes vêtements avec les cerises que je ramassais dans l’arbre.

Quand je partais en vacances j’envoyais des cartes postales.

Dans la petite ville de Provence où j’ai grandi, il n’y avait encore qu’un seul supermarché, dans lequel le choix des biscuits et des yaourts était limité. Ça n’a pas duré.

Les supermarchés et centres commerciaux ont poussé comme des champignons.

J’ai connu, les vinyles, les VHS, les CD, le mini disk, puis internet.

Tout s’est accéléré à une vitesse folle.

Plus de chaines télé, plus de pubs, plus de yaourts dans les rayons des supermarchés, plus de fringues, toujours plus de nouveautés et une technologie qui évoluait beaucoup plus vite que notre capacité d’adaptation.

Le début d’une course effrénée à la consommation.

Aujourd’hui, le consumérisme et le matérialisme ont atteint leur paroxysme.

Dès le plus jeune âge, nos enfants sont conditionnés à devenir accros à la consommation.

On les bombarde de pubs, on les séduit, les manipules avec des couleurs et des slogans plus attirants les uns que les autres.

Le psychologue Tim Kasser, cite dans son ouvrage The High Price of Materialism (Le prix élevé du matérialisme), les propos du PDG de General Mills (crunch, cheerios, golden grahams, etc). « Quand il s’agit de cibler des consommateurs en bas âge, nous suivons le modèle « du berceau à la tombe ». Nous pensons qu’on doit attraper les enfants très tôt, puis les conserver toute la vie ».

Plutôt fourbe et cynique comme projet, non ?

Comme cela a été fait en Suède et en Norvège, Kasser suggère d’interdire toute publicité destinée aux enfants, que ce soit pour des jouets ou des boissons sucrées.

Nos petites têtes blondes sont sur-stimulées. Trop d’images, trop de bruit, trop de sucre et de gras, trop d’activités et de loisirs.

Nous voulons tous leur bien mais nous mettons sans le vouloir tout en place pour créer chez eux, du stress, de l’excitation ou encore de la confusion.

Tous ces états peuvent entrainer des troubles émotionnels, cognitifs et psychologiques.

Les parents qui travaillent trop, ont de moins en moins de temps à accorder à leurs bambins.

Lorsqu’une maman ou un papa passe devant une jolie boutique de jouets, ils pensent forcément à leur enfant qui leur manque, le cœur fendu, pris parfois par la culpabilité d’être loin de leur petit, ils entrent et achetent un petit cadeau.

Aujourd’hui on fait des cadeaux à tout va. Parce que l’enfant a été sage, ou qu’il a eu une bonne note à l’école, parce qu’il a bien voulu manger ses brocolis, parce qu’il fallait le calmer au supermarché, parce qu’il était loin, ou qu’il n’a pas pleuré chez le dentiste.

Les industriels et la pub ont réussi à nous faire croire que le bonheur s’achetait.

 

Tu veux jouer à quoi ?

Les jeux des enfants sont de plus en plus solitaires, violents, virtuels, dénués de plaisir simples, d’émerveillements, d’esprit de camaraderie. Le pourcentage des enfants de 9 à 12 ans qui passent du temps à jouer dehors, à jardiner, à balader a chuté de plus de moitié.

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Pour être tranquille, on colle les petits dès le premier âge devant des écrans.

L’impact délétère sur le cerveau, le développement cognitif et la rétine de ces heures passées devant ces écrans froids est largement démontré par plusieurs centaines d’études scientifiques.

Les petits sont attirés par les tablettes, téléphone comme des insectes devant les phares d’une voiture.

Pour libérer vos enfants des écrans, ne leur dites pas « c’est bon tu as assez bloqué sur ta tablette » proposez leur plutôt une autre option. Invitez les à créer, dessiner, lire, faire des jeux de société, danser, ou balader.

 

Le trop plein de jouets 

Quand on fait un tour dans les chambres de certains enfants et qu’on voit la quantité astronomique de jouets qu’il y a, ça donne le tournis.

Ils ont tellement de choix, qu’ils ont du mal à se consacrer complétement à un jeu, une activité.

Ce trop plein engendre malheureusement une baisse de leur créativité et trouble leur imagination.

Créer une salle de classe avec quelques bouts de bois, un vieux drap, une plume d’oiseau stimule beaucoup plus l’imagination des pitchouns qu’un « kit maîtresse d’école » tout fait.

Les enfants sont des êtres fragiles car en pleine construction et sont facilement manipulables car d’une grande sensibilité.

Ils cèdent vite à la tentation et des tentations il y en a des tonnes, à chaque coin de rue.

Cette surconsommation rend insatiable et nous entraine dans une véritable spirale.

Plus on a des objets plus on en veut.

On a envie d’une chose, on l’achète, on est content mais cette joie est minime, insignifiante comme illusoire car elle s’évanouie très vite. Alors pour ressentir de nouveau cette joie, on achète encore, et encore.

C’est un peu comme vouloir étancher sa soif avec de l’eau salée.

Le bonheur ne s’achète pas.

 

Les choses simples 

Nos enfants, tout comme nous, ont besoin de temps libre, d’allégement. Leur bien être, leur bonheur passe inexorablement par la simplicité.

En épurant leur espace de vie, on diminue le « stress cumulatif ». Vos enfants se reposeront mieux dans une chambre désencombré de leur montagne de jouets.

Offrez leur des temps de pause, allégez les loisirs, ils n’ont pas besoin d’en faire autant.

Gardons du temps pour ne rien faire, pour respirer, contempler.

Laissons les s’ennuyer pour les inviter à rêver, à imaginer.

L’enfance ce n’est pas « qu’une phase à traverser ». Elle construit les adultes que nous serons, elle est là pour protéger et permettre aux jeunes esprits de se développer afin d’en faire des êtres heureux et en bonne santé.

Quand la société de consommation s’en prend à l’enfance, les jeunes cerveaux réagissent. Faisons à nos enfants le plus beau des cadeaux en leur offrant un équilibre et en prenant l’initiative de la simplicité, de la sobriété et du dépouillement.

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Noémie Vega

On est ce que l’on mange

On est ce que l’on mange

 

Si je vous dis, Socrate, Illiade, tragédie, démocratie, Platon, mythologie, vous me répondez ?…….Grèce Antique ! Bingo !

Entre 460-370 av JC, vivait un homme qui changea le cours de la médecine en occident, Hippocrate de Cos.

Contrairement aux médecins de son époque, Hippocrate refusait de s’appuyer sur des éléments surnaturels pour expliquer les maladies.

Dehors la sorcellerie et les superstitions !

Selon lui, la maladie ne résulte pas de la colère des dieux et n’est donc pas un châtiment divin.

C’était un homme érudit, qui avait un sens poussé de l’observation.

Il a cherché à comprendre les maladies en se fondant sur la théorie des quatre éléments.

Selon cette théorie, toute chose dans l’univers est composée de quatre éléments primordiaux :

  • L’air : chaud et humide
  • L’eau : froide et humide
  • le feu : chaud et sec
  • la terre : froide et sèche

Le corps humain, composé de ces quatre éléments qu’il appelle « humeurs », fonctionne de la même manière.

Humeurs

Pour lui, toutes les maladies sont causées par un déséquilibre entre ces humeurs. Par exemple, une fièvre serait ainsi un excès de feu et se calmerait par le froid. Le but du médecin est précisément d’arriver à recréer un équilibre entre elles.

Hippocrate ne se contentait pas de faire taire les symptômes de la maladie, il allait en chercher la cause. Puis une fois remonté à cette cause, il cherchait, la cause de la cause. Puis la cause de la cause de la cause !

Ses principales armes pour soigner ?

* Les tisanes de plantes, pour soulager les symptômes et déclencher les réactions des organes ciblés afin d’aider l’organisme à se rééquilibre.

* L’exercice physique, pour mettre en mouvement les « humeurs » et accélérer leur flux.

* L’alimentation, qui constitue pour lui, la base de la bonne santé.

 

Pourquoi mange t’on ?

Avant d’être un kif qui émoustille nos papilles ou une habitude calée sur le tic tac de notre montre, manger sert tout d’abord à compenser les dépenses énergétiques que notre organisme a dû effectuer pour fonctionner et donc pour vivre.

Quand nos cellules sont en manque de matériaux de construction, elles envoient un signal au chef d’orchestre, l’hypothalamus pour lui dire «hé mec, il nous faut du matos pour continuer de bosser ! ».

C’est à ce moment là que la faim et la soif se déclenchent et qu’on fonce dans notre réfrigérateur.

Une fois notre assiette remplie, la salive plein les babines, on attaque notre repas.

Et là, il va avoir du pain sur la planche notre organisme !

Il va devoir transformer tout ces aliments, en nutriments, et pour ce faire, il dispose de plusieurs « outils », comme les enzymes.

Imagine que les enzymes sont une sorte de ciseaux microscopiques qui servent à découper les nutriments.

Par exemple, les amidons, que l’on trouve dans les pommes de terre, les pâtes, le pain, le riz, sont constitués d’une longue chaine de glucides. Une chaine bien trop longue pour rentrer sous cette forme dans la cellule.

amidon-amylase

Ce serait comme essayer de faire rentrer un train dans ton garage.

Afin de le faire rentrer chez toi, il faudrait démonter pièce par pièce le tchou-tchou.

Et bien, avec les aliments c’est pareil.

Grâce au travail de nos sucs digestifs, et le « démontage » de l’aliment, nous aurons le matériel nécessaire à la construction et à la réparation de nos cellules, ou encore à la fabrication de l’énergie.

Une fois que les cellules ont tout ce dont elles ont besoin pour bosser, on ressent une sensation de satiété.

Notre corps est parfait et tout est, à l’origine, équilibré.

Le problème est que cet équilibre est fragile, et qu’il suffit de peu de choses pour bousculer cette harmonie parfaite.

Stress, recherche constante de plaisir, mal-bouffe, manque d’activité physique, excès en tout genre sont les principales causes de nos déséquilibres et de nos maux.

 

« On est ce que l’on mange »

Nous devons toujours garder à l’esprit que l’aliment que l’on a dans notre assiette, va devenir « nous ».

Donc si on mange de la « merde » tous les jours bah …….

L’aliment ==> devient nutriment ==> le nutriment ==> devient ou nourrit les cellules     ==> les cellules = toi.

T’as compris ?

C’est donc pour cela que l’on doit apporter de bonnes choses à notre corps, fuir les fast food, éviter les plats préparés par nos « gentils » industriels, les sodas ou encore les paquets de chips et autres gâteaux que l’on trouve dans les rayons des supermarchés.

Donne à ton corps une alimentation vivante, riche en fruits et légumes, bios de préférences.

Mange le plus souvent des crudités pour profiter de toutes les vitamines et minéraux qu’elles contiennent.

Bois de l’eau tout au long de la journée.

Ne mange pas trop de protéines animales et surtout peu, voir pas de viande rouge.

N’oublies pas que nous sommes des anthropoïdes, comme les grands singes, avec un système digestif fait pour consommer 80% de végétaux et 20% de petites protéines animales (œufs, fromages,…).

 

Donc pour être en pleine forme, rempli d’énergie, avoir le poil brillant et l’œil vif mange bien.

Noémie Vega